Vienne - Centre
Vienne en famille : cathédrale Saint-Étienne, Hofburg, Ring, cafés et conseils pratiques
Capitale de l’Autriche, Vienne est une ville impériale que l’on visite d’abord à pied. Le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, tient à l’intérieur du Ring, le boulevard circulaire tracé à la place des anciens remparts. Hors les palais de Schönbrunn et du Belvédère, qui ont chacun leur page, tout ce qui compte se trouve à moins de vingt minutes de marche de la cathédrale.
La cathédrale Saint-Étienne
Le Stephansdom, que les Viennois surnomment « Steffl », domine la ville depuis le XIIᵉ siècle avec sa tour sud de 136 mètres et son toit de tuiles vernissées aux losanges colorés. L’accès à la nef est gratuit. Trois visites payantes la complètent : la tour sud, 343 marches sans ascenseur jusqu’à une vue à 360° sur les toits ; la tour nord, plus basse, où un ascenseur mène à la Pummerin, la plus grosse cloche d’Autriche, près de 21 tonnes ; et les catacombes, en visite guidée d’une demi-heure, qui abritent les cryptes des Habsbourg. Un billet combiné donne accès à l’ensemble, audioguide compris.
Le Hofburg et le Ring
Le Hofburg, palais d’hiver des Habsbourg pendant six siècles, est une ville dans la ville : la présidence autrichienne y siège encore, à côté des appartements impériaux et du musée Sissi, du Trésor impérial avec la couronne du Saint-Empire, de la Bibliothèque nationale et de sa salle d’apparat baroque, et de l’École espagnole d’équitation, où l’on peut assister à l’entraînement matinal des lipizzans.
Le Ring aligne les monuments de l’époque impériale comme un défilé : l’Opéra d’État, le Parlement à colonnade grecque, l’hôtel de ville néo-gothique, le Burgtheater, l’université, et face à face les deux jumeaux du Kunsthistorisches Museum et du Musée d’histoire naturelle. Le tramway 1 en fait presque le tour ; c’est la visite panoramique la moins chère de Vienne.
Musique, cafés et marchés
Vienne fut la ville de Mozart, Beethoven, Schubert et Strauss, et cela s’entend encore : concerts à l’Opéra, au Musikverein, dans les églises, et l’après-midi sur les places où jouent les musiciens de rue. Les cafés viennois sont une institution classée par l’UNESCO : on y commande une Melange, on y lit le journal, et personne ne vous presse. Enfin, le Naschmarkt, long marché en plein air au sud du centre, aligne étals de fruits, épices, fromages et petits restaurants.
Vienne avec des enfants
- Le Musée d’histoire naturelle est le grand succès familial du centre : dinosaures animés, météorites, animaux naturalisés, dans un décor de palais.
- La tour nord de la cathédrale, en ascenseur, est le choix raisonnable avec de jeunes enfants ; la tour sud se mérite à partir de 7 ou 8 ans, pour des enfants qui aiment grimper.
- Le Prater, à quelques stations de métro, est une fête foraine permanente en accès libre, où l’on paie attraction par attraction. La grande roue de 1897, 65 mètres de haut, tourne lentement et offre la vue la plus célèbre de Vienne.
- Le Haus des Meeres, aquarium installé dans une ancienne tour de défense antiaérienne, plaît par tous les temps.
- Les lipizzans : l’entraînement matinal de l’École espagnole d’équitation est moins cher que le spectacle et suffit largement pour les enfants.
- Les transports sont gratuits pour les moins de 6 ans, et la plupart des grandes attractions le sont aussi pour cette tranche d’âge. Les musées fédéraux, dont le Kunsthistorisches et le Belvédère, sont gratuits pour les moins de 19 ans.
- À table : la Wiener Schnitzel et le Kaiserschmarrn, crêpe épaisse déchirée et sucrée, font l’unanimité.
Accès PMR et poussettes
- Le centre est plat et largement piéton : Graben, Kohlmarkt, Kärntner Strasse et la Stephansplatz se parcourent sans difficulté.
- Le métro est l’un des plus accessibles d’Europe, avec des ascenseurs dans la quasi-totalité des stations ; les tramways bas et les bus sont annoncés sur les panneaux d’arrêt.
- La cathédrale : la nef est accessible de plain-pied ; la tour nord l’est par ascenseur, la tour sud et les catacombes ne le sont pas.
- Les grands musées du Ring et le Hofburg disposent d’ascenseurs et d’entrées adaptées.
- La grande roue du Prater accueille les fauteuils roulants dans ses cabines.
- Les cafés historiques ont souvent une ou deux marches à l’entrée, et peu de place entre les tables pour une poussette.
Infos pratiques
- Y aller : vols directs depuis plusieurs villes françaises ; train de nuit depuis Paris certaines nuits de la semaine. L’aéroport est relié au centre en train en une trentaine de minutes.
- Se déplacer : le réseau est dense et ponctuel ; un pass de 24, 48 ou 72 heures couvre métro, tram et bus. On valide une fois, à l’entrée, et il n’y a pas de tourniquets : les contrôles se font à bord.
- Durée conseillée : trois jours pour le centre et un des deux palais, quatre ou cinq pour tout voir sans courir.
- Quand venir : avril à juin et septembre pour la douceur ; décembre pour les marchés de Noël devant l’hôtel de ville et sur la Freyung ; juillet-août est chaud, mais les musées sont climatisés.
- Réservations : les billets de l’Opéra et les places pour les lipizzans partent vite ; les musées se visitent sans réservation en semaine.
Notre expérience
Nous avions imaginé Vienne comme une ville de musées un peu solennelle, et nous l’avons trouvée bien plus vivante que prévu. Le premier matin, nous sommes montés à la tour nord de la cathédrale en ascenseur, pour la cloche, et les enfants ont surtout retenu le toit vu d’en haut, avec ses losanges verts et jaunes qu’ils avaient vus sur toutes les cartes postales.
Le Musée d’histoire naturelle nous a occupés une demi-journée, et il a fallu négocier pour quitter la salle des dinosaures. Le tramway 1 sur le Ring a servi de pause assise entre deux visites, tout en défilant devant l’Opéra et le Parlement. Le Prater, en fin d’après-midi, a été le moment le plus attendu : la grande roue tourne lentement, presque trop pour des enfants impatients, mais la vue au sommet sur la ville et le Danube a fini par les convaincre.
La leçon du séjour : dans les cafés, le Kaiserschmarrn est un plat pour deux, pas un dessert individuel, et nous avons bien ri de notre première commande. Le regret : ne pas avoir réservé l’entraînement des lipizzans, complet le matin où nous nous sommes présentés.
