Bruxelles
Bruxelles en famille : Grand-Place, Atomium, BD, gaufres et conseils pratiques
Capitale de la Belgique et de l’Europe, Bruxelles est une ville qui ne se prend pas au sérieux : on y passe d’une des plus belles places du monde à une statue d’enfant qui fait pipi, de fresques de bande dessinée sur les murs à des sphères d’acier géantes, et de chocolatiers de luxe à des cornets de frites mangés debout. À une heure et demie de Paris en train, c’est la capitale la plus facile pour un premier city-trip avec des enfants.
La Grand-Place et le centre
La Grand-Place, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est entourée de maisons de corporations aux façades dorées, de l’hôtel de ville gothique et de sa flèche de 96 mètres, et de la Maison du Roi. Elle se découvre de préférence en fin de journée, quand les dorures s’allument, ou en août les années paires, quand un tapis de fleurs la recouvre.
À trois minutes, le Manneken Pis, tout petit, intrigue autant qu’il déçoit, mais il porte souvent un costume, et sa garde-robe de plus de mille tenues se visite au musée voisin. Les Galeries royales Saint-Hubert, arcades couvertes de 1847, abritent les chocolatiers historiques, et le Mont des Arts offre la meilleure vue sur les toits du centre et la flèche de l’hôtel de ville.
Les musées
Les Musées royaux des Beaux-Arts et le musée Magritte, réunis au Mont des Arts, forment le grand ensemble artistique de la ville. Le Musée des instruments de musique, dans l’ancien magasin Art nouveau Old England, se visite au casque, les instruments jouant quand on s’en approche, et sa terrasse domine la ville. Bruxelles est aussi la capitale de l’Art nouveau, avec les maisons de Victor Horta.
L’Atomium et le Heysel
Construit pour l’Exposition universelle de 1958, l’Atomium représente une maille de cristal de fer agrandie 165 milliards de fois : neuf sphères d’acier de 102 mètres de haut, reliées par des tubes. On circule entre elles par escalators et par l’ascenseur central, et la sphère supérieure offre une vue panoramique sur Bruxelles. Juste à côté, Mini-Europe aligne plus de 350 maquettes de monuments européens au 1/25ᵉ, avec un Vésuve en éruption et des trains qui roulent.
Gaufres, frites, chocolat et bière
La gaufre de Liège, dense et caramélisée, se mange dans la main ; celle de Bruxelles, légère et rectangulaire, avec une fourchette. Les frites se commandent au cornet, avec une sauce parmi vingt. Le chocolat se compare d’une vitrine à l’autre dans les Galeries et autour du Sablon. Et la bière, des trappistes aux lambics bruxellois, se déguste dans les cafés à l’ancienne du centre.
Bruxelles avec des enfants
- Le Muséum des sciences naturelles abrite la plus grande galerie de dinosaures d’Europe, avec les iguanodons de Bernissart découverts au XIXᵉ siècle. C’est la visite numéro un par temps de pluie.
- Le Musée de la bande dessinée, dans un magasin Art nouveau, raconte Tintin, les Schtroumpfs, Gaston et les autres ; le parcours des fresques BD peintes sur les murs du centre se fait à pied, comme une chasse au trésor.
- L’Atomium fascine par sa taille, et les escalators dans les tubes sombres, avec lumières et sons, ressemblent à un voyage de science-fiction ; certains tout-petits en ont peur, tenez-leur la main.
- Mini-Europe est gratuit pour les enfants de moins de 115 cm et occupe facilement deux heures avec ses boutons à presser.
- Train World, à Schaerbeek, présente des locomotives grandeur nature dans une ancienne gare.
- Le Parlamentarium, centre des visiteurs du Parlement européen, est gratuit et ludique.
- La journée type : centre et musées le premier jour, Atomium et Mini-Europe le second, avec pique-nique dans le parc d’Osseghem entre les deux.
Accès PMR et poussettes
- Le centre est praticable en poussette, mais les pavés de la Grand-Place et des rues voisines imposent de grandes roues.
- L’Atomium est le point délicat : la poussette est à déposer obligatoirement à la consigne, et l’intérieur se parcourt par escalators et escaliers, avec un porte-bébé pour les plus petits. En fauteuil roulant, seule la sphère panoramique est accessible, par l’ascenseur ; les autres sphères ne le sont pas.
- Mini-Europe est de plain-pied et convient aux poussettes et aux fauteuils.
- Les musées du Mont des Arts, le Muséum et le Musée de la BD disposent d’ascenseurs.
- Le métro et les trams : la STIB indique dans son application l’état des ascenseurs en temps réel, à consulter avant de descendre avec une poussette. Les moins de 6 ans voyagent gratuitement.
Infos pratiques
- Y aller : train direct depuis Paris en 1 h 30, arrivée à Bruxelles-Midi, puis métro ou vingt minutes à pied jusqu’au centre.
- Se déplacer : le centre se fait à pied ; l’Atomium est à vingt minutes de métro par la ligne 6, arrêt Heysel.
- Durée conseillée : deux jours, l’un pour le centre, l’autre pour le Heysel ; trois pour ajouter Train World ou une maison Horta.
- Fermetures : beaucoup de musées ferment le lundi, ce qui reporte les foules sur l’Atomium ; évitez donc l’Atomium le lundi.
- Budget : la Brussels Card donne accès à une cinquantaine de musées, mais les enfants paient souvent moins cher avec des billets individuels. Les billets de l’Atomium sont moins chers en ligne et en combiné avec Mini-Europe.
- Quand venir : toute l’année ; décembre pour les Plaisirs d’hiver et le sapin de la Grand-Place, août pour le tapis de fleurs les années paires.
Notre expérience
Nous sommes arrivés à Bruxelles-Midi en fin de matinée et avons rejoint la Grand-Place à pied, en suivant le parcours des fresques BD : les enfants ont retrouvé Tintin, Lucky Luke et le Marsupilami avant même d’avoir vu un monument. La Grand-Place elle-même les a impressionnés une minute, le temps de lever la tête ; le Manneken Pis, en costume ce jour-là, bien davantage.
Le lendemain, l’Atomium a été le sommet du séjour, au sens propre : les escalators dans les tubes, avec leurs lumières bleues, ont d’abord inquiété la plus jeune, puis elle a voulu les refaire. Nous avions laissé la poussette à la consigne, ce qui nous a évité une mauvaise surprise. Mini-Europe, l’après-midi, a duré deux heures de plus que prévu à cause des boutons à presser et du Vésuve.
Le regret : avoir choisi un lundi pour le Heysel, sans savoir que les musées du centre étaient fermés ce jour-là, d’où une file plus longue à l’Atomium. Le conseil que nous retenons : à Bruxelles, la gaufre se mange le matin, le chocolat l’après-midi, et les frites le soir, et personne ne s’en plaint.
